








L’amour n’est jamais plus beau qu’humanisé
par la tendresse. Clif Ardi ne montre pas
les formes, elle les fait vivre : d’où parfois
des déformations ou des raccourcis, qui ne
sont ni naïveté, ni démonstration de virtuosité,
mais fidélité à des femmes ou à des
mères, anonymes ou apathiques, souvent
massives, volumineuses, presque adipeuses
mais combien maternelles, généreuses,
protectrices et courageuses.
Ardi aime étonner, surprendre. Ses compositions
colorées mêlent philosophie populaire,
songe et réalité ; d’où l’étrange et
fascinante attirance qu’elles exercent. Avec
elle, l’art sort du ghetto étroit du classicisme
pour s’emparer de l’espace, se développer
hors des stéréotypes, des représentations.
Lucien Rama (extrait), Critique d'art 02/07
Formation
Née en 1965 à Bruxelles, Clif Ardi suit desétudes de communication sociale. Lors
d’un séjour au Nicaragua, elle rencontre l’artiste
cubaine Rosi Lopez qui l’initie au travail
passionnant de la terre. De retour en Belgique,
elle suit des cours de céramique à
l’Académie des Beaux-Arts de Saint-Gilles
(Bruxelles).
Très vite, elle se découvre une âme indépendante
et décide de rejoindre le courant
tumultueux de la création en autodidacte.
De ce bouillonnement intérieur surgit des
oeuvres ludiques, pleines de vie où la poésie
côtoie l’innocence de l’enfance. Les
formes généreuses nous invitent aux caresses,
nos sens vibrent devant cet érotisme
omniprésent.
Clif Ardi, c’est un univers suave tendu vers
une séduction sans tabou.