








Des bords de Meuse à la mer du Nord, de
la mer du Nord à Venise, Musin promène
la femme aux courbes parfaites, ses symphonies
de couleur d’or et d’automne, ses
camaïeux de bleus, son grain de pierres
douces. Ce qui est fadeur et mièvrerie chez
d’autres devient, chez Musin, distinction et
originalité par la perfection technique.
Technique en lente mais permanente évolution,
de plus en plus secrète, de plus en
plus personnelle, qui faisait dire à Sélim Sasson
: « Musin aborde, c’est certain, la peinture
avec cette conscience, ce respect qui
peuvent décider des grandes carrières ! ».
Cet entêtement à toujours mieux faire, cette
volonté du beau (si rare en cette fin de 20e
siècle) font de Musin un des artistes exceptionnels
qui resteront dans l’histoire de notre
peinture.
R. Graindorge